"En vérité, le chemin
pour avancer
importe peu, la
volonté d'arriver
suffit ŕ tout."
(Albert Camus)

Equiaventuras - Newsletter No 17 "Un petit coin de paradis

Amis voyageurs et rêveurs,
 
Dans notre dernière Newsletter, nous devions chercher des cartes détaillées de la région afin d'emprunter pistes et chemins de traverse; mais ces derniers étaient inexistants. La route 200 au passage de Lazaro Cardenas et Ixtapa - Zihuatanero était trop risquée pour les chevaux donc hop, un petit coup de négo avec un gars du coin et dans le camion!
 
Nous avons retrouvé les pistes après Tecpan de Galeana (dans l'état de Guerrero). On va avoir du mal à décrire la beauté des paysages que nous avons traversés, on vous laisse juger avec les photos en cliquant sur le lien suivant => http://www.facebook.com/album.php?aid=2017127&id=1210065296&l=f68ee8194d .
 
Entre océan et lagune, de longues plaines d'herbe verte avec le bétail et les chevaux vagabondant en liberté... Un petit goût de Mongolie avec les cactus en plus!
 
Pour la petite histoire, on a essayé de lâcher notre jument de bât, Pinta, pour voir si Mademoiselle suivait en liberté... Résultat, la belle s'est piqué un petit galop sur un joli départ en coup de cul. On a cassé l'aballant mais on ne regrette pas d'avoir essayé.
 
Nous sommes arrivés à 30 kms d'Acapulco et étudions les solutions pour passer de l'autre côte de la machine à touristes.
 
A tout bientôt,
 
Gwladys & René
 
PS: Si vous connaissez l'air de "Stewball", vous pouvez fredonner cette chanson que j'ai écrite pour notre mule, Chaca.
 
Era en el verano,
Que llego en mi rancho
Mi querida mulita
Se llamaba Chaca

Al agarrar con la soga
Se ponia bien brava
Y en el tercer dia
Me dio una patada!

Pa' escaparse del corral
Del alambre no hizo caso
Oudini siempre al final
Te lo chingaba el nudo

Con muchos esfuerzos
Susurrando a sus orejas
Sin olvidar las tortillas
Poco a poco ibamos

Mi querida chaquita
Me dio su confianza
Mi chiquilla mulita
Yo mucho la queria

Mani lo siento mucho
Haberte abandonado
No tenia la opcion
Y sigue llorando mi corazon
 
Pour ceux qui ne parlent pas espagnol, des moteurs de traduction gratuits sont disponibles sur Google.com .
 
Hasta luego !

 

Equiaventuras - Newsletter No 16 "Point topographique"

Amis voyageurs et rêveurs,
 
L'équipe Equiaventuras s'est arrêtée 2 jours à La Mira, à environ 15 kms de Lazaro Cardenas. Tout le monde va bien, nous avons été accueillis par un ami local. Il est temps pour nous de faire un point quant à notre itinéraire. Depuis un peu plus de 200 kms, il n'y a pas de chemins cavaliers et nous devons marcher sur les bords de routes. Ces derniers n'étant pas toujours dégagés, les sabots de Chichen et Pinta retentissent un peu trop sur le bitume... Nous devons nous rendre aujourd'hui à Lazaro Cardenas pour trouver des cartes détaillées et vérifier la possibilité de continuer par les pistes.
 
Les derniers fers posés sur Chichen ont tenu 300 kms et 28 jours. N'étant que débutante dans l'art de la maréchalerie, je fais appel aux hommes de cheval qui peuvent me conseiller. Les fers que je trouve ici sont durs et épais avec des crochets ("tacones" en español). Tous les hommes que j'ai vu ferrer ici ferrent à froid ! J'ai donc oublié la possibilité de transformer les fers eux-mêmes ou d'ajouter tungstène et autre barrette. Les sabots me paraissent sains mais je me dis qu'à ferrer tous les mois, ils vont finir en passoire !?!
 
Le vélo de René, lui va bien, il a crevé deux fois en 15 minutes mais il tient le coup - le cycliste aussi même s'il pique des roupillons souvent. Nous avons acheté un pneu plus résistant et des chambres à air de rechange.
 
Retrouvez les dernières photos du raid en cliquant sur le lien suivant: http://www.facebook.com/album.php?aid=2016548&id=1210065296&l=dae265b923
 
Hasta luego!
 
Gwladys & René

Newsletter No 15

Amis voyageurs et rêveurs,
 
Equiaventuras continue sa route et nous voilà - Chichen, la Pinta, Gwladys, René et son vélo - rendus à Caleta de Campos à 57 km de Puerto Lazaro Cardenas. Beaucoup de personnes nous avaient fortement déconseillés de passer par cette région réputée trop dangereuse à cause des narco-trafiquants et de la présence de l'armée.
 
En arrivant juste avant la Placita, on nous a prévenus qu'il y avait un conflit avec les indigènes qui bloquaient le passage des voitures. Nous avons donc passé la nuit avec les soldats ("Marinos"). Le lendemain on a remercié et on a filé doux pour ne pas être remarqués avec nos amis de la veille. En arrivant sur le lieu dudit conflit, on a, en fait, été très bien accueillis. Les indigènes ici parlent plus nahualt (dialecte utilisé par les aztèques) qu'espagnol et n'ont pas accès à l'éducation et certains autres programmes d'aide du gouvernement. Ils nous ont expliqué que les mexicains métissés et éduqués leur volaient leurs terres en leur faisant signer des documents dont ils ne comprenaient pas le contenu. Le gibier des montagnes disparaît lui aussi peu a peu à cause de la chasse intensive et ne laisse pas grand chose à ces gens qui survivent de ce que leur offre la nature locale.
 
En descendant plus au sud-est, on voit moins d'indigènes mais beaucoup plus de curieux et les questions des passants se font plus oppressantes. Les regards sont plus matérialistes et on se sent moins en confiance. Il y a quelques jours, nous étions sous nos tentes au bord d'une rivière quand une camionnette est venue jusqu'a nous pleins phares et a fait demi-tour pour s'arrêter 50 mètres plus loin. Pendant ce temps, nous étions déjà sortis des tentes, en planque non loin de là,  avec poignard pour René et machette pour Gwladys. Les types sont restés un instant sans bouger et puis sont repartis. Tentative de vol, RV pour échange pas très catholique ou seulement avaient-ils projeté un bain de minuit ? On ne saura jamais... Nous cherchons maintenant à camper plus proche des habitations.
 
Autant l'accueil des militaires à l'entrée du Michoacan était sympathique, autant il devient beaucoup plus musclé par ici... Hier, un camion bourré de petits hommes « vert » me dépasse et me bloque le passage. Une dizaine de soldats descendent armés jusqu'aux dents. Papito est 200 mètres plus loin et Chichen, passé cheval de tête, pile devant l'assaut. On me demande très sèchement de déballer les sacoches. J'explique notre voyage pendant que les militaires ouvrent mes sacs sans permission aucune. On me demande si je transporte de la drogue ?!?
 
"Mais oui bien sûr, je me suis dit qu'avec deux chevaux et mon vieux en vélo sur la nationale 200, ça serait plus discret pour faire mon petit trafic!"

 
Bref, mon journal fait le tour du bataillon et on me laisse repartir en me disant de faire attention ?!? Je retrouve Papito plus loin qui gueule sur les militaires - en français Môsieur - qui lui ont fait déballer tout son barda.
 
In fine, le Michoacan est une région magnifique. Le danger ne réside pas chez les indigènes, au contraire, mais dans tout ce qui touche de près ou de loin à la drogue. Malheureusement, la connexion Internet ici étant trop faible, nous ne pouvons pas vous envoyer les dernières photos mais souhaitions donner des nouvelles. La suite au prochain épisode... direction sud-est.
 
Gwladys & René
 
PS: Petit bilan... L'équipe Equiaventuras est partie il y a 44 jours, dont 17 jours d'arrêt. Nous avons parcouru à ce jour 467 kms à cheval et 200 en van, soit 667 kms au total. Nous avançons en moyenne à la cadence de 20 kms par jour. Les chevaux, mes fesses et le vélo de Papito sont encore en rodage et il fait encore très chaud. Le timing prévisionnel prévoyait 28 kms par jour - tans pis - j'ai été trop gourmande sur ce coup là  . J'espère pouvoir augmenter petit à petit le rythme.
 
Hasta luego!



 


 

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