"En vérité, le chemin
pour avancer
importe peu, la
volonté d'arriver
suffit à tout."
(Albert Camus)

Equiaventuras Newsletter No 33 - The end !!!‏

Amigos,
 
Costa Rica, quand un arbre de plus de 60 mètres se déracine devant nos yeux, Gwladys crie de joie - bah oui j'ai trouvé ça génial cette démonstration de force de la nature - et René attrape la machette (Voir les vidéos => http://www.youtube.com/watch?v=x_zXQwqkSeA , http://www.youtube.com/watch?v=mKXxuThhF-U). Ces dernières semaines, nous avons donc essuyé d'autres tempêtes de pluies et d'autres difficultés pour planter nos tentes sous les granges, hangars et autres abris de fortune (Voir les vidéos => http://www.youtube.com/watch?v=hSIq18BAtls , http://www.youtube.com/watch?v=VQzRpRyy6fs). Un propriétaire nous a même répondu une fois, alors que nous demandions à camper dans ses écuries : "Les chevaux me font de la peine et je les accepte mais vous, vous ne pouvez pas planter vos tentes ici, il faut trouver un autre endroit !". Parfois aussi, nous ne sommes pas les seuls à chercher la chaleur d'une grange à grains, les rats aussi !
 
Tant bien que mal, nous sommes arrivés avec chaussettes, fonds de culotte et tapis de selle encore humides à la frontière du Panama... Ahhhh, les dernières portes de notre voyage !

Les employés de la Quarantaine panaméenne nous ont très bien reçus mais Chichen et Pinta ne goûteront pas l'herbe verte du Panama... Il y a trois semaines, une épidémie d'Encéphalite Equine de l'Est s'est declarée dans le sud du pays. Nos chevaux sont vaccinés contre la grippe, le tétanos, la rage (Merci à la Clinique vétérinaire du Chenêts !) le Virus de l'Ouest du Nil et l'encéphalite équine du Vénézuela... Mais voilà, il nous manquait cet autre vaccin de m-----... La mobilisation et rassemblement de chevaux sont interdits dans tout le pays. Compte tenu que le volcan Barú est situé à 45 kms de la frontière et que la maladie touche le sud-est, nous avons tenté une dérogation auprès du Directeur Nationnal de Cuarentena Agropecuaria mais ce dernier que je ne citerai pas... Docteur César Maure, est probablement un bureaucrate assis bien au sec dans un gros fauteuil tout confort à 600 kms de-là et il n'a que faire du rêve d'une muchacha de 28 ans qui veut terminer son voyage dans les nuages du Barú. La réponse fut donc négative - à moins de vacciner les chevaux en deux fois, de passer par une quarantaine par la suite, soit 80 jours d'attente pour 3 jours de voyage de plus - nous avons donc rebroussé chemin. Nous avons été recueillis par les seuls amis que nous avions dans le sud du Costa Rica et organisons maintenant l'après-voyage de l'équipe. Voir les dernières photos => http://www.facebook.com/album.php?aid=2039415&id=1210065296&l=7bd9dc4ff0
 
Papito va démonter son vélo "Le frérot" et reprendre l'avion pour la France. La compagnie Horse France me proposait de rapatrier mes chevaux à Franchoulandia pour la modique somme de 40000 US dollars. Nous avons eu plusieurs propositions de propriétaires généreux et d'autres un peu plus interessés pour recueillir Chichen et Pinta. Je resterai donc un peu plus pour organiser l'installation des chevaux dans leur nouvelle famille d'accueil. Chichen et Pinta ne travailleront plus, ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes sur 4283 kms et méritent une retraite sympathique bien qu'ils soient encore très jeunes. J'aurais aimé rendre la liberté à mes chevaux qui sont maintenant inséparables mais de nos jours c'est impossible ! Même dans les plaines de Mongolie, ils seraient volés. C'est donc en liberté surveillée qu'ils vivront donc. Pinta pourra enfin tomber amoureuse et nous donner un poulain et Chichen se chargera très bien de l'éducation de ce dernier (rires).
 
Quant à moi, je suis heureuse de mon voyage, d'avoir concrétisé ce projet et fière de voir mes chevaux en bonne santé (bien que comparé à d'autres voyage à cheval plus sportifs, le mien était plutôt une longue ballade d'une année et l'effort pour les chevaux n'était pas très violent). Je reste quand même un peu sur ma faim. C'est mon coté un peu mule. Je sais que ce qui compte, c'est le voyage en lui-même mais j'ai un peu l'impression qu'on m'a volé mes derniers moments, mes derniers kilomètres, mes dernières sensations...
 
Je tiens à remercier tous nos amis et tous ceux qui ont participé et suivi Equiaventuras. Votre soutien a été TRES important. J'espère que nous vous aurons aussi apporté un peu de rêve durant cette année et que ce projet encouragera d'autres aventures. Mil gracias également et tout spécialement à Nelly Davies (Maman et secrétaire du projet Equiaventuras), Cédric BenAmar (relais webmaster en France), l'Association des Cavaliers au Long Cours, Geneviève Atger (qui s'était proposée pour accueillir les chevaux dans le Lot), Cléo Poussier-Cottel de la Guilde du raid, la Direction départementale jeunesse et sports du 92, Laure et la Clinique vétérinaire du Chenêt, Sandrine qui nous a suivis depuis le début au niveau presse avec sa revue en ligne www.cheval-attitude.com, les magazines Randonner à Cheval, Feuille de Chou CALC, Cheval magazine, les différents supports presse et TV du Mexique et d'Amérique centrale; et enfin notre généreux mécène et la famille d'accueil de Chichen et Pinta qui souhaite rester anonyme. Notre reconnaissance est sans borne, pour conclure envers tous ceux que nous avons rencontrés sur les chemins, qui nous ont accueillis, écoutés, nourris, soignés, épaulés et qui parfois ne possédaient rien si ce n'est du coeur et de l'amour à distribuer.
 
"Faites que vos rêves dévorent votre vie, avant que votre vie ne dévore vos rêves"
 
A un de ces jours peut-être pour de nouvelles aventures, Gwladys. 

 

 

Equiaventuras Newsletter - La dernière ligne droite avant l'arrivée - J-23‏

Amigos,
 
Nous sommes en repos pour un jour à Quepos. Papito René avait bien mérité de souffler un peu après s'être fait arracher trois dents en urgence à Parrita. On verra en France pour les rafistolages...
 
Ces derniers jours, au Costa Rica, les choses ont été un peu plus difficiles. Même sur la côte, le trafic est incessant, il n'y a pas de chemins cavaliers et nos sabots résonnent sur l'asphalte... Un bon ami m'a raconté qu'autrefois, c'était une zone vierge: l'océan pour se tremper les fesses, une bonne pîste et tout juste quelques pêcheurs sympas qui lui offraient du poisson et des noix de coco. Aujourd'hui, c'est l'usine à touristes. Il ne cesse plus de pleuvoir et pataugeons du matin au soir. Nous avons énormément de mal à obtenir l'hospitalité. Nous avons accusé plus de refus de la part des locaux ces dernières semaines que depuis les 11 derniers mois! Le pays n'étant pas par nature dangereux, nous pourrions tout à fait reprendre nos habitudes de bivouac en pleine nature mais la pluie battante et la faible qualité de ma 4ème tente nous en empêchent. Les chevaux vont bien, ils ne sèchent pas beaucoup eux-non plus... Nous vous invitons à voir les dernières photos, en cliquant sur le lien suivant:
 
http://www.facebook.com/album.php?id=1210065296&aid=2037594&l=ec99034252&s=80&hash=9333b5ec61b69ed41bbae60d955dac7c 

Notre expédition touche à sa fin, il nous reste environ 300 kms a parcourir et avons décidé de terminer ce beau voyage en hauteur... Destination finale: le Volcan de Baru, le plus haut du Panama! Si tout se passe bien, nous fêterons les 1 an d'Equiaventuras le 19 Juillet là-haut, loin des foules !)

 
Toute l'équipe vous embrasse,
 
Chichen, la Pinta, le vélo "frérot", René et Gwladys

 

Equiaventuras Flash Info-route : Vous avez déjà vu des chevaux prendre l'autoroute vous?‏

  Ce matin, nous nous sommes engagés sur l'autoroute en sortant du village de Mata Limon. Eh non... il n'existe pas d'autre itinéraire pour rejoindre la côte !
 
Le premier panneau rencontré... "Ciclistas prohibidos" (cyclistes interdits)! Bon, on va se faire discrets pour le vélo... Pas de panneau interdisant les chevaux a priori, je suis dans mon bon droit alors ? Euh... oui jusqu'au deuxième panneau indiquant "Vitesse minimum 40 km/h"... J'ai demandé leur avis à Chichen et Pinta mais 20 kms au grand galop sur l'asphalte, ils n’ étaient pas chauds! Bon on continue car de toute façon on n’ a pas le choix et on s'est déjà engagés.
 
Prendre l'autoroute à cheval, en marchant sur la bande d'urgence; c'est à ma grande surprise finalement moins dangereux que les routes normales... En fin d'après-midi, notre petite équipe de loufoques croise deux policiers de la route avec un radar dans la main... J'affiche un grand sourire et leur lance: "Je vous promets que je n'ai pas fait d'excès de vitesse..." Ce à quoi ils me répondent, morts de rires: "Et les warnings?". Nous continuons et arrivons... tralala la... au péage!!!!
 
Il est 17h00, nous trouvons refuge chez des habitants du village de Santa Rita de Orotina, à 100 mètres du péage. Nos nouveaux amis nous rassurent, il y a une piste qui part du village vers Tarcoles et nous évitera de négocier un passage douteux du péage d'autoroute.
 
Amis du soir bonsoir! Voir les dernières photos jointes à l'album du mois de Juin => http://www.facebook.com/album.php?aid=2037594&id=1210065296&l=ec99034252
 

 

Equiaventuras Newsletter No 31 - Costa Rica, rico en pasto!

Amigos y Amigas,
 
Vive le retour de la pluie - pour la bonne herbe - mais pas des moustiques! Chantal Goya disait: " Les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi..." Ouais bah, elle n’avait jamais fait du bivouac au Costa Rica au mois de Juin celle-là!
 
Nous avançons doucement (changement de fers, tempêtes...) mais sûrement et sommes à Cañas vos cartes). L'accueil est très... poli ! Oui, il y a une différence considérable entre le parlé des pays précédents et l'espagnol Costa-ricain. L'accent est plus américanisé et je (Gwladys) suis la seule à dire des gros-mots - ayant été à bonne école pour avoir vécu au Mexique (rires). Cependant, ce joli voile de courbettes levé, le sens de l'hospitalité est moins développé au Costa-rica. Les gens nous donnent volontiers la permission de camper au "fond du jardin" mais nous regrettons le partage avec les locaux et les offrandes de gallo pinto (mélange de riz et haricots) et café auxquels nous nous étions habitués.
 
Les chevaux vont très bien. Ils profitent pleinement de l'herbe verte en restant fideles au grain de maïs - voir la vidéo suivante => http://www.youtube.com/watch?v=ovc9XNuBJpQ . A leurs heures perdues, ils se détendent et jouent à la balançoire - voir la vidéo (en penchant la tête SVP) => http://www.youtube.com/watch?v=42r9Ut22wJw . Retrouvez enfin, les photos de nos premiers pas au Costa Rica en cliquant sur le lien suivant => http://www.facebook.com/album.php?aid=2037594&id=1210065296&l=ec99034252 .
 
A bientôt sur la côte.
Bises de la familia Equiaventuras

 

Equiaventuras Newsletter No 30 - Bye Nica, Hola Tica!‏

Amis voyageurs et rêveurs,
 
Fin avril, nous étions accueillis par un Nicaragua brûlé par le soleil... Les puits étaient quasiment à sec. J'ai vu des taureaux boire leur propre urine, la nature agonisait, impuissante devant le retard des pluies... Nous laissons derrière nous un Nicaragua transformé, luxuriant !
 
Ce pays est sans nul doute la terre la plus cavalière que nous ayons traversée jusqu'à présent. Dans notre dernière Newsletter, nous avons parlé des chevaux de travail rencontrés sur les chemins ruraux. Chichen et Pinta, étaient les plus beaux et faisaient l'admiration des paysans... Et bien, Chichen et Pinta se sont sentis tous petits quand nous avons débarqué dans les fermes d'élevage des chevaux Ibéro-américains, de Paso Costaricain où traînent aussi bien souvent un ou deux Espagnols pour donner un peu de hauteur à la lignée... Je vous invite à découvrir les photos prises chez René Bequillard et Jorge Noël Perez Cardoza en cliquant sur le lien suivant http://www.facebook.com/album.php?aid=2034650&id=1210065296&l=03b4edce1b , vous retrouverez aussi toute les photos prises durant la traversée de ce beau pays qui nous a ouvert les bras et traité en véritable amis.
 
Nous avons franchi la frontière du Costa Rica hier. Tout s'est très bien passé en ce qui concerne le passage des chevaux qui ont juste fait un peu la moue au moment de les fumiger. En ce qui concerne les services d'immigration, ce sont juste des arnaqueurs de première... Nous sommes actuellement à quelques kilomètres de Peñas Blancas pour un jour de repos et repartons en chasse d’émotions dès demain. Tica, nous voilà !
 
Hasta luego,
 
La famille Equiaventuras

 

Equiaventuras Newsletter No 29: Et oui on est toujours vivants :)‏

Non, non... Nous ne sommes pas morts... Et nous vous présentons nos excuses pour ne pas avoir donné plus de nouvelles ces derniers temps.

Nous sommes.... roulement de tambour... au Nicaragua... depuis 4 jours!

Alors on en était resté où? Ah oui, la frontière Guatemala et du Salvador:
Tout s'est bien passé, en 20 minutes, nous étions de l'autre côté. L'accueil au Salvador, très sincèrement, ne nous a pas conquis et le voyage fut bref et assez éprouvant. Au troisième jour, le vélo de René s'est envolé (fatigué de porter les fesses de Papito, il a préféré faire cavalier seul)... Nous avons prévenu bien sûr la police et là... Nous tirons notre chapeau aux flics d'Apancoyo que nous tenons à remercier pour leur soutien. Ils nous ont accueillis deux jours au poste (mais devant les barreaux) et nous ont offert un vélo d'occasion. Sympa hein? C'est pas tout... Au Salvador, pas de pîste, nous suivions la Panamericaine. Nos nouveaux amis nous ont alors trouvé un camion de bétail pour éviter la série de 5 tunnels (longs, sinueux et obscurs donc dangereux à cheval) qui longent la Pana entre Apancoyo et La Libertad (65 kms) - voir la vidéo => http://www.youtube.com/watch?v=YBSvjChGkEA. Vraiment gentil, vous me direz? Après avoir repris la route, nos copains "képis" m'appellent, ils ont retrouvé le vélo et nous l'ont rapporté à 200 kms de là, pendant leur jour de congés. Champion !!! Malheureusement, nous n'avons pas trouvé des gens gentils partout au Salvador, les chauffeurs de bus (espèces de xxxx) ont touché deux fois ma jument de bât, j'avais de plus en plus de mal à supporter les sifflements et yeux exorbités des jeunes (et moins jeunes mâles) sur la route (pourtant je ne monte pas en mini-jupe, je vous jure) et nous avons fini sur une pénurie de fers! Ni une, ni deux, on a préféré sortir de là en louant, cette fois-ci assez cher les services d'un chauffeur qui possédait un camion à bétail. Direction la frontière...

Ahhhhh, on respire... Notre arrivée au Honduras, je vous la raconte en images sur la vidéo suivante: => http://www.youtube.com/watch?v=EOND6GNgP-4 . Nous avons traversé le sud de ce joli pays en 10 jours et les gens y ont été très accueillants, excepté... les poulets!!! En fait, c'est le contraire du Salvador, au Honduras les flics sont pourris. Lors de notre premier contrôle de police au Honduras, la patrouille de El Valle s'est arrêtée devant nos chevaux avec le frein à main et ont fait faire un bel écart à Chichen au passage. Ledit contrôle de papiers qui a suivi était plutôt agressif. Le lendemain soir, alors que nous étions en repos sur une propriété privée, les policiers d'Agua Fria sont venus faire leur petite enquête en oubliant aussi les formules basiques de politesse!!! Se voyant traités comme de vulgaires délinquants et sans plus de respect que pour des chiens errants... Au troisième contrôle, je décide de ne plus parler espagnol! Je vous laisse le soin de juger: => http://www.youtube.com/watch?v=KqM5FWPz1YQ

Et nous voilà donc au Nicaragua. plutôt sec et les chevaux font un peu la moue devant les paysages pelés par le vent et cuits par un soleil de plomb. En même temps, ils ont de bonnes réserves, surtout Chichen - hein mon gros... Ici, plus de regards comme si nous étions des bêtes de foire, une brunette à cheval et un type en bicyclette dans ce pays, quoi de plus normal. Hier encore, j'ai croisé trois cavalières. Si petit coup d'oeil il y a… c'est plus pour admirer les chevaux... Sans mentir, Chichen et Pinta sont les plus beaux de la région (et ils n’ont pas de mal)!

Aujourd'hui, je vous écris de Leon, capitale de la révolution et jolie ville coloniale, où j'ai finalement réussi à trouver un ciber pour partager nos photos et dernières vidéos avec vous.

Lien vers les photos: => http://www.facebook.com/album.php?aid=2031957&id=1210065296&l=52764ef0e6
Amicalement à vous.
La famille Equiaventuras.

 

En direct du Salvador, où le vélo de Papito s'est envolé pendant la nuit, il y a 3 jours. Nous avons été recueillis par la police  d'Apancoya qui nous a hébergés et offert un nouveau vélo à retaper pour continuer notre route. Non loin de ce petit village, une série de 5 tunnels à passer... Nos nouveaux copains nous ont arrangé le passage des tunnels en camion, voir la dernière vidéo => http://www.youtube.com/watch?v=YBSvjChGkEA et les photos

Suite à de nouvelles restrictions de la compagnie Hotmail, nous ne pouvons plus envoyer directement la Newsletter Equiaventuras. Si vous souhaitez continuer à suivre notre aventure, merci de visiter notre site Internet www.equiaventuras.com ou notre compte Facebook. Retrouvez également les dernières vidéos sur Youtube => http://www.youtube.com/user/Equiaventuras . Merci!
 
Por nuevas restricciones de la empresa Hotmail, ya no podemos enviarles directamente las Noticias Equiaventuras. Si desea seguir nuestra aventura, gracias por visitar nuestro sitio web www.equiaventuras.com o nuestra cuenta en Facebook. Puede ver tambien las ultimas videos en Youtube => http://www.youtube.com/user/Equiaventuras. Gracias!

NEWSLETTER No 28

Amigos, nous avons voulu vous raconter nos dernières aventures à travers les yeux de Claudia, notre nouvelle amie voyageuse... On vous retrouve au prochain épisode au Salvador. Amitiés, Equiaventuras.

Salut Claudia, comment as-tu connu la famille Equiaventuras?
J'ai connu la famille Equiaventuras quand "les amoureux de chevaux" de Huehuetenango sont partis donner la bienvenue à ce groupe il y trois semaines.
 
Comment est née l’idée de rejoindre cette aventure?
Nous avons invité Gwladys et René à dîner chez nous et on s’ est de suite bien entendus. En écoutant Gwladys raconter ses anecdotes, je me suis mise à rêver et cela m’ a paru une bonne opportunité pour parcourir mon pays à cheval. Les femmes au Guatemala ne montent quasiment pas mais mon mari a appuyé l’ idée.
 
Quels ont été les préparatifs de ton voyage?
Gwladys m'a fait une liste des choses nécessaires et quatre jours après, j’ étais en train d’ acheter mes fontes, ma machette, adaptant ma selle et mes sacoches.

Raconte- nous... ta jument?
Ahhhh... Ma Lola! C’ est une merveilleuse jument crolla de 13 ans. Un amour de jument douce et câline. Elle n’ était pas entraînée mais nous avons commencé par des étapes courtes et elle s’ est peu à peu habituée à la vie nomade. Chichen et Pinta, qui sont des chevaux forts et résistants, l’ ont aidée et l’ ont adoptée immédiatement. Nous nous sommes rendus compte que Lola imitait Chichen et Pinta. Elle s’ est mise à manger de tout, du maïs, des fruits et pour la première fois, je l’ ai vue se coucher pour dormir.
 
Combien de temps as-tu voyagé avec Equiaventuras?
J’ai voyagé deux semaines, excellentes pour moi. Nous sommes partis de Huehuetenango et avons terminé à Zaragoza après 204 kms.
 
Raconte- nous ton expérience, quelques anecdotes?
La première nuit je n'ai presque pas dormi car j’étais à l’ affut du moindre bruit, des chevaux et pas rassurée de dormir en bord de route en terrain inconnu. J’ai aimé à la fin de la journée partager le repas autour du feu. Avant de partir, je pensais m’ aventurer dans un voyage de souffrance, de faim et de fatigue... Mais ce fut tout le contraire, très relaxant, de la bonne nourriture, cuisine au feu de bois. Ce qui est certain, c’ est que la famille Equiaventuras voyage avec tout le nécessaire. Après m’être habituée à dormir à la belle étoile tout était parfait, exception faite des bruits bizarres et gutturaux
qu’ émet Gwladys quand elle dort (rires)!
 
Le Guatemala a la reputation d’être le pays le plus dangereux d’ Amérique latine, comment avez- vous géré cette situation?
Pour défense personnelle, nous avions des machettes, des couteaux bien affûtès, du gaz lacrymau et je suis ceinture noire de karaté. Malgré tout, le sentiment de peur était là en permanence. Le troisième jour, nous avons eu notre premier problème en arrivant dans une communauté rurale. René s’était avancé avec le vélo. Gwladys était partie au marché du village et je suis restée à surveiller les trois chevaux quand des types très énervés se sont approchés nous accusant de collaborer avec l’ exploitation minière. J ai tené de leur expliquer qu'au contraire, nous défendions l’ écologie mais ils ne m’ ont pas écoutée et nous ont menacés, si nous ne partions pas, de brûler les chevaux et nous lyncher à mort. De suite, au retour de Gwladys, je lui ai dit qu’ il fallait filer sans donner plus

d’ explication.
Quelques jours après, nous bivouaquions tranquillement sur un terrain privé quand un groupe organisé de voisins sont venus nous poser milles questions afin de connaître le but de notre voyage. Il faisait déjà nuit noire. Ils étaient 10, assez en colère, et tous la machette à la main. Nous avons passé plus d’ une heure à nous justifier, avec la gentille dame qui nous avait donné l’ hospitalité. Finalement mais pas très convaincus, ils nous ont laissé en paix.
Grâce à Asistur (services d’aide aux touristes) et aux Autorités, nous voyagions montoises et parfois avec des recommandations pour trouver un lieu d’ accueil où camper.
Tout au long de la chevauchée, nous avons aussi rencontré des gens formidables qui nous ont ouvert la porte de leur foyer ou nous offraient des tortillas, de l’ eau et du fourrage pour les chevaux.
 
Maintenant que le moment des adieux est venu, quels sont tes projets?
Mon objectif était d’ arriver jusqu’a Antigua Guatemala, Equiaventuras va contourner les grandes villes et suivre vers le sud. J’ ai décidé de chevaucher les 28 derniers kms seule avec Lola jusqu’ au parc central d Antigua. 
 
Genial, souhaites-tu partager autre chose avec nos lecteurs?
Je suis heureuse d’ appartenir à cette famille, ma famille: Gwladys, René, Pinta, Chichen, Lola, le vélo et MOI!
Je remercie aussi mon époux chéri Chio, pour avoir veillé sur mes fils, Carlos Roberto y Jose Roberto. Sans leur soutien, je n’aurais pas pu réaliser ce rêve. J’ imagine quand arrivant chez moi, ça va être le bordel (rires)! Merci mes chéris!
 
Retrouvez nos photos de ce mois de Mars sur Facebook => http://www.facebook.com/album.php?aid=2029759&id=1210065296&l=dcf03e3f65
 
Retrouvez les dernières vidéos:
- Claudia raconte la menace => http://www.youtube.com/watch?v=9k3aE5cpoBM 
- Changement d’ itinéraire => http://www.youtube.com/watch?v=XIF0BYiDqPM 
- Monter un bivouac avec public => http://www.youtube.com/watch?v=2XtMQTMpJuM 
- L achat du grain de maïs => http://www.youtube.com/watch?v=6fI6GrRZGb4 
- La forêt Highlander => http://www.youtube.com/watch?v=4dP-6O021vw 
- Le départ de Claudia => http://www.youtube.com/watch?v=roLqjp94B0s 

 

 

Newsletter No 27 : Guatemala contaminé par le virus Equiaventuras

Amigos,
 
Des nouvelles...
Nous avons été merveilleusement bien accueillis par nos nouveaux amis de Huehuetenango et leurs chevaux de paso peruano.

Après une semaine de tourisme dans le Nord du pays (Unicornio Azul, Tikal, Grottes de Candelaria, etc.), nous avons repris notre route avec deux nouveaux équipiers... Voir les photos => http://www.facebook.com/album.php?aid=2028513&id=1210065296&l=ed90419b73.

Portrait de voyageuse:

Claudia a 35 ans et est maman de deux beaux garçons Jose Roberto et Carlos Roberto. Elle possède une agence de voyage sur Huehuetenango. Nous l'avons rencontrée à notre arrivée à Huehue. On a accroché et elle a donc confié ses deux rejetons à son mari Chio, adapté sa selle mexicaine, investi dans une corde de 10 mètres et la voilà partie pour deux à trois semaines d'aventures à travers la pampa guatémaltèque. Sa fidèle compagne est une jument de 12 ans qui se nomme Lola!

Nous avons traversé des paysages à couper le souffle, tant par leur beauté que par leur altitude. Papito et son "frérot" ont tenu le coup et toute la famille se trouve actuellement à Santa Cruz de Quiche. Voir les photos du parcours => http://www.facebook.com/album.php?aid=2029759&id=1210065296&l=dcf03e3f65.

Nous vous invitons à retrouver quelques vidéos de nos derniers moments dans les Chiapas et en profitons pour remercier Sinar Corzo pour ces magnifiques images.

- Le départ avec les Hommes de chevaux des Chiapas => http://www.youtube.com/watch?v=StMz8hVR_3k
- Les amis des Chiapas repartent => http://www.youtube.com/watch?v=za1eAyDiLcg
- La fameuse chanson de notre mule Chaca => http://www.youtube.com/watch?v=-6KTP9HzxEc
- Papito qui chante en basque => http://www.youtube.com/watch?v=m0ct2q7m1oo
- Conférence de presse => http://www.youtube.com/watch?v=vwAwpOg_HJU
- Changement d'itinéraire => http://www.youtube.com/watch?v=XIF0BYiDqPM
- et encore plus de vidéos sur Youtube en tapant Equiaventuras dans le moteur de recherche

Nous tenons à remercier également: la familia Espinoza, Ruiz, Velasco, Corzo, Gomez, el MVZ Aleman, Alex (asistur), Kennedy,  los hombres de a caballo de paso perruano de Huehuetenango et plus précisément Carlos Guillermo Herrera, Oscar Pinto et son épouse Jenny, William, Chio Serrano et Chio Calderon, la presse de Huehuetenango et Quiche, Edgar Larin et sa famille et tous les autres qui soutiennent notre aventure jour après jour.

 

Equiaventuras Newsletter No 26 - Portrait d'un soixante-huitard à vélo !‏

Amis voyageurs, rêveurs...
 
L'équipe Equiaventuras est toujours à quelques kilomètres de la frontière où nous nous sommes arrêtés afin d'organiser le passage de la frontière. C'est un peu plus long que prévu... Durant ces 6 derniers mois, nous avons peu parlé de Don Papito et de son vélo, et je tenais aujourd'hui à vous présenter un peu plus en détail ce grand et mince bonhomme et vous faire partager son expérience à lui, au sein de cette aventure. Je lui ai donc posé quelques questions :
 
- Quelles ont été les raisons qui t'ont poussé à rejoindre le projet Equiaventuras ?
"J'étais inquiet pour ma fille, qui se retrouvait à voyager toute seule avec ses chevaux et gêné de ne rien pouvoir faire en cas de danger depuis Paris. Je voulais l'aider mais Gwladys au début, n'a pas accepté que je la rejoigne. Avec sa mère, Nelly, nous avons insisté jusqu'à ce qu'elle se laisse convaincre. J'ai donc eu le feu vert et en 48 heures, j'ai pris mon billet d'avion, ma tente, mon duvet et quelques vêtements de rando. Je suis arrivé le 20 août à Puerto Vallarta où j ai été accueilli les bras ouverts par les amis de Gwladys. Ils m'ont aidé à trouver mon vélo et m'ont accompagné deux jours plus tard à 430 kms de là pour retrouver ma fille et ses chevaux."
 
- Pourquoi le vélo ?
"J'ai découvert le vélo vers l'âge de 9 ou 10 ans. Je suivais les courses avec assiduité. A 35 ans, je me suis acheté mon premier vélo de courses et me suis lancé. Je participais à toutes les courses de mon département jusqu'au jour où une voiture m'a renversé et je me suis cassé la clavicule. J'ai mis mon vélo au placard ! Je suis aujourd'hui trop vieux pour monter à cheval sur de longues distances mais je me sentais toujours capable d’ appuyer sur la pédale..."
 
- Quel genre de vélo as-tu acheté ?
" N'ayant que peu de temps, j'ai acheté un vélo tout terrain ordinaire. J'y ai fait installer un porte-bagage solide et un rétroviseur. Le tout m'a coûté 3200 pesos (environ 200 €). Le freinage avant est à disque et le freinage arrière à patins. Je n'utilise pas les vitesses de mon vélo ; j'ai trouvé un bon compromis entre le terrain plat où il faut suivre le rythme des chevaux et les montées où l'effort reste mesuré.
 
- En parlant de gestion de l'effort, quel est ton secret à 68 ans ?
" A mon âge, je dois gérer trois problématiques: une masse musculaire faible et pas entraînée, le rapport pulsations et rythme cardiaque et enfin le contrôle de ma respiration et capacité pulmonaire. Je ne force J A M A I S  et le secret est là. J'écoute mon corps et ses signes d'alarme. Je n'hésite pas à marcher à pied et fais souvent des pauses. J'ai toujours de l'eau, une banane, biscuits ou fruits secs dans mon sac à dos."
 
- Tu portes un sac à dos. Combien de charge en tout sur le vélo ?
" Le vélo pèse environ 12 kgs, mon bagage 25 kgs en moyenne et j'ai à peu près 5 kgs dans mon sac à dos. Avec le bonhomme de 70 kgs, on arrive à un total de 112 kgs."
 
- C'est pas trop dur quand même ?
" J'ai souffert les 15 premiers jours et peu à peu j'ai trouvé mon rythme. Aujourd'hui, sur terrains plats, je suis les chevaux sans me fatiguer mais prends souvent de l'avance pour faire des pauses quand la route n'est pas dangereuse. En montagne ou sur chemins muletiers, Gwladys et les chevaux me mettent la pâtée; je fais plus d'arrêts et marche beaucoup à pied pour ne pas forcer et protéger mon vélo. De toute façon, quand ça monte, ça descend toujours après, ce qui permet de se venger (rires)."
 
- Conseillerais-tu la combinaison voyage vélo/ cheval à d'autres ?
" Nous parcourons en moyenne 20 kms par jour. Pour quelqu'un de plus jeune, suivre des chevaux est un rythme lent. Beaucoup s'ennuieraient mais moi cela me convient. J'ai le temps d'ouvrir les yeux et de tendre les oreilles. Je vois des choses fabuleuses. La nature ici est très riche, variée. Parfois, un peu trop je pense quand les scorpions me courent après (rires). Pour moi, l'observation de la nature, c'est la base de beaucoup de choses: - Pourquoi tu cours ? , Pourquoi les gens se battent ? - Quand je vais rentrer, les gens ne vont pas me reconnaitre; ils vont penser que j'ai changé mais pourtant, je ne change pas. Ici, dans cet environnement, je me retrouve, je suis Moi !"
 
- Que ressens-tu après ces 6 derniers mois ?
" Je suis content car j'ai réussi à convaincre Gwladys et à la rejoindre. Aujourd'hui, j'ai oublié mon rôle de garde-du-corps, on se protège les uns les autres et je sens que je fais réellement partie du raid Equiaventuras. Je participe au projet, je vis le projet, dans la répartition des tâches quotidiennes mais surtout dans son aspect aventurier et culturel. J'ai été surpris par l'accueil, la disponibilité et la spontanéité des mexicains. En France, il faut du temps pour créer des liens forts. Ici, on rentre dans une famille et on en fait partie immédiatement. Des fois, je suis même gêné, dans le bon sens, de leur générosité. J'ai plutôt toujours été un solitaire mais dans ce beau pays, le mur tombe. La seule chose qui me frustre, c'est la barrière de la langue. J'arrive à communiquer avec des sourires, des grimaces mais c'est souvent insuffisant. Pourtant, un sourire, un regard, une accolade parlent souvent plus. Après 6 mois de voyage, de vie nomade dans un pays où je me sens chez moi; j'ai soif de continuer et de voir où le vent nous porte."
 
- Un dernier petit mot ?
" En tous cas, je remercie mon vélo car je lui en ai fait voir. J'ai crevé 3 fois et changé le dérailleur et le pneu avant également. Il tient le choc! C'est un sacré compagnon. Si on me demande son nom, c'est "Frérot", car on avance tous les deux sur les mêmes chemins, les chemins de l'aventure!"
 
Merci Papito :)
 
Hasta luego,
 
L'équipe Equiaventuras
 
Retrouvez les photos sur Facebook: => http://www.facebook.com/album.php?aid=2024928&id=1210065296&l=de31a203e4
Visionnez toutes nos vidéos sur Youtube : => http://www.youtube.com/user/Equiaventuras 

 

Equiaventuras Newsletter No 25

Amigos,
 
Ces dernières semaines ont été plutôt mouvementées et hautes en émotions.
 
Au départ de Villa Flores, nous sommes accompagnés par Los Hombres de a Caballo de Chiapas (Les Hommes de chevaux des Chiapas, association à but non lucratif). Nous sommes 7 chevaux et 6 cavaliers. Après une journée de marche à travers la Sierra Madre, nous arrivons à Revolution Mexicana où nous faisons nos adieux à nos amis. Nos nouveaux copains, Sinar Corzo et son cheval Eclypse décident de continuer l'aventure avec nous. Le gros de l'équipement est transporté par René, jusqu'aux prochains bivouacs, grâce à la camionnette de Sinar. Pinta voyage léger, elle est heureuse et sautille sur le chemin. Quelques jours après, notre petite équipe est réveillée en musique par Los Hombres de a Caballo qui nous ont retrouvés et apportent le petit déjeuner et la guitare. Ils se sont concertés la veille pour nous accompagner une journée de plus et ont rassemblé leurs chevaux. Génial ! Voir la chanson d'adieux => http://www.youtube.com/watch?v=nGm3VR6QyVI .
 
Le 12 Janvier, René retrouve son vélo et nous repartons en famille vers de nouvelles aventures. Nous arrivons le lendemain au passage d'un premier bac qui nous permettra de passer par l'Ile de Zaragoza. Je n'ai pas vraiment d'expérience en la matière et fais monter La Pinta en premier. Elle est hésitante mais se soumet gentiment. Chichen montre plus de réticence comme toujours. Soudain, il bondit, glisse et se retrouve avec les deux postérieurs dans le vide. Par je ne sais quel miracle, il se rétablit et marche normalement. Papito et moi sommes complètement flippés. Chichen s'est arraché la peau sur 15 bons centimètres. A la sortie du bac, les employés nous montrent des pieux en bois qui bouchent le trou où Chichen est tombé!!! La sortie se passe donc sans encombres mais compte tenu de la situation, nous stoppons l'étape immédiatement. Je passe l'après-midi à soigner les pieds de Chichen.
 
Nous repartons le lendemain tranquillement et arrivons au deuxième bac le jour suivant. Mieux préparés, nous essayons d'anticiper les autres accidents éventuels. Ce ne sera pourtant pas un succès... Voici un extrait de mon journal de bord:
 
Papito et moi ramassons de la terre pour parsemer le sol métallique glissant (=> http://www.youtube.com/watch?v=KU6_lt6zy2w). Les rires fusent... Le trou de la plate-forme d'accès est bouché avec un pieu en bois. Les moqueries continuent... Pinta hésite au début et monte. L'équipement est déjà sur le bac. J'essaye de faire monter Chichen, en vain! Il ne montera pas, son refus est RADICAL! Un type attrape mon cheval et essaye à son tour sans succès. Je décide que Chichen traversera à la nage avec une "lancha" (petit bateau a moteur). Le gérant de la panga n'est pas content. Papa, Pinta et l'équipement partent vers l'autre rive. Pendant ce temps, je mets Chichen à l'eau en le réconfortant. Je le mouille entièrement et le masse. Quarante minutes après, la panga revient. Trois types détachent une lancha et s'approchent du bord; je leur jette ma longue corde et monte a bord. La lancha démarre et je demande à un des trois de me donner la longue corde. Il me rétorque: "Non, toi tu t'assois, tu ne sais pas faire; nous on fait passer des chevaux tous les jours.". J'essaye de le convaincre que je connais mieux mon cheval et qu'il se stressera moins avec moi. Avant de remorquer Chichen, j'avais pris la précaution d'expliquer aux trois gars que mon cheval savait nager. Pourtant, le vieux macho ramène la corde à lui et attrape le licol de Chichen qui se retrouve collé au bateau. Je perds mon sang froid et lui hurle de me passer la corde ou de donner du mou. Chichen se débat et se fracasse la tête plusieurs fois contre la lancha. Je me jette sur le type pour attraper la corde. Il me repousse fermement et me menace de tout lâcher si je ne me calme pas. Mon petit cheval se débat toujours. J'essaye de le calmer à la voix mais je pleure en même temps. Je supplie cet énergumène de donner du mou. Rien n'y fait, je ne suis qu'une pauvre petite mujercita qui ne connaît rien et qui s'agite dans tous les sens, face à un rustre qui ne reçoit pas d'ordre d'une femme. Je crois que si Chichen n'avait été entre les mains de cet homme, je lui aurais arraché les yeux. Nous arrivons tant bien que mal de l'autre côté, je me jette à l'eau pour ne pas laisser Chichen remonter sur la rive avec cette expérience traumatisante. Je le retiens et le ramène là ou l'eau est profonde pour qu'il retrouve son calme dans l'eau, en nageant un peu avec moi (=> http://www.youtube.com/watch?v=26lm-uMNjLo ).
 
Nous avons laissé derrière nous cette malheureuse aventure et repris notre chemin. L'équipe est aujourd'hui à 3 jours de marche de la frontière. Je suis partie pour San Cristobal sur invitation de l'office de tourisme pour une conférence de presse. Jusqu'ici, nous nous sommes cachés de la presse locale pour arriver incognito dans les villages et surtout ne pas bénéficier d'un traitement particulier. Nous attachons beaucoup d'importance à la spontanéité des relations que nous avons avec les gens. A deux pas du Guatemala, nous souhaitions faire savoir que deux petits chevaux de travail sans prétention de ce beau pays avaient formidablement parcouru 2356 kms à travers les états de Jalisco, Colima, Michoacan, Guerrero, Oaxaca et Chiapas. L'histoire de Chichen et Pinta est parue dans plusieurs journaux, à la radio et sur deux canaux de télévision nationales.
 
Mexico lindo, pays aux milles couleurs... Merci pour ton accueil chaleureux !
 
A bientôt... au Guatemala :)
 
Retrouvez:
- Les dernieres photos sur Facebook: => http://www.facebook.com/album.php?aid=2024928&id=1210065296&l=de31a203e4
- Une interview sur les chemins des Chiapas: => http://www.youtube.com/watch?v=3Zdj07uhhqA 
- Une conférence sur le thème du voyage à cheval au lycée de Buenaventura: => http://www.youtube.com/watch?v=lcaw6c-umPI , http://www.youtube.com/watch?v=_b6RJdyB5qo .
 
Les autres vidéos:
- Le nettoyage du bivouac en public : => http://www.youtube.com/watch?v=6w1KJM-ACAY 
- Le cuisage de l'œuf: => http://www.youtube.com/watch?v=67PQUiuN_sY
 
Chichen, Pinta, le vélo, René et Gwladys 

 

 

Equiaventuras Newsletter No 24 - La rencontre chiapaneca‏

Amigos,
 
Toute notre équipe espère que vous avez passé de délicieuses fêtes de fin d'année.
 
Ca y est nous sommes dans les Chiapas et avons laissé dernière nous notre voyage en solitaires... Nous avons été formidablement accueillis par la famille Corzo (qui s'étend dans toute la région), des fanatiques du cheval, de l'éthologie, de l'équino-thérapie et bien sur des randonnées et calva gâtas.
 
Nous avons donc merveilleusement réveillonné et repris la route le 30 décembre en compagnie de nos nouveaux copains, Sinar et son cheval Eclypse. L'idée était de sortir de la ville d'Arriaga et rejoindre un village planté en hauteur, Tierra y Libertad (joli nom pour un village). L'étape de cette journée était assez longue, nous avons donc décidé de charger équipement, vélo et cycliste dans une camionnette et de nous rejoindre au bivouac le soir. Les soucis, c'est que nous nous sommes lamentablement perdus, la piste disparaissant dans la montagne. La nuit est arrivée... et je vous raconte la suite sur you-tube à travers les liens suivants :
 
- http://www.youtube.com/watch?v=bd4pL_zK1Gg - Perdus dans la montagne chiapaneca (Phase 1)
- http://www.youtube.com/watch?v=yaGY3FNoW4k - Perdus dans la montagne chiapaneca (Phase 2)
 
Bon, tout c'est bien fini et nous nous sommes tous retrouvés le lendemain. Chichen, Pinta, Papito, le vélo et moi. Nous avons continué comme en l'an 40 vers Villa Flores où nous sommes arrivés avant-hier, après 7 jours de marche. Les chevaux méritent 2 jours de repos et nous reprendrons de plus belle, direction la frontière guatémaltèque. A priori, des amis devraient se joindre à nous également sur un petit bout de chemin.
 
Nous souhaitons remercier Alejandro, Sinar et Goyo pour les fantastiques images et l'interview que vous retrouverez en cliquant sur le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=3Zdj07uhhqA.
 
Egalement, nous remercions David pour son accueil à Arriaga, ainsi que toute la famille Corzo pour avoir partagé avec nous les fêtes de fin d'année et leur hospitalité.
 
Enfin, gros big up à Israël Gomez pour son soutien et son aide précieuse, notamment en ce qui concerne les formalités administratives du passage de la frontière avec les chevaux.
 
Que 2010 soit l'année de réalisation de tous vos rêves les plus fous.

 

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